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  • Photo du rédacteurYann

Jalousie... arrrgghhhrrrgrrr !!

Quel sujet délicat que de parler de la jalousie, n’est-ce pas... ?

Pour celui qui ne la comprend pas et qui n’a jamais senti son ventre se recroqueviller sur lui-même et qui a tellement de fois entendu : « Alors c’est parce que tu l’aimes pas vraiment » comme pour celui qui la ressent dans un contexte d’ouverture de couple, de relation plurielle ou de polyamour et qui entend cette injonction que « c’est pas bien », qu’ « il ne faut pas ressentir cela » et qui (on ne va pas se le cacher) veut se débarrasser de cette sensation pour accéder à une certaine sérénité, le sujet n’est pas des plus simples !!


Pour moi, la jalousie c’est le fait de vouloir posséder ce que l’autre a. Dans un cadre relationnel ouvert, cela revêt plusieurs formes : Jalousie de cette intimité et de cette connexion qui s’est un peu perdue avec le temps, jalousie du temps passé avec l'autre et de l’attention qui lui est portée, jalousie des activités partagées en dehors du quotidien, mais aussi la jalousie de ce qui est ressenti par l’autre : Son enthousiasme, ses papillons dans le ventre et cette explosion de joie lorsque on l’entend parler de cette nouvelle rencontre...

A l’inverse, on jalouse clairement moins les choses compliquées... Je ne jalouse pas les paiements des factures et l’organisation avec les petits qui font leur rentrée scolaire... Je ne jalouse pas cette relation qui se complique dans le temps, qui devient moins fluide et encore moins cette personne que l’autre aime tant mais qui ressens des difficultés à avancer ou grandir dans cette ouverture de couple.

Indéniablement, la jalousie nous confronte à nous-même et ce à quoi l’on aspire vraiment (et ça, ce n’est vraiment pas très clair parfois...). Je peux bien jalouser mon partenaire pour le temps passé avec l’autre, les activités, les projets, les achats en commun ou la sexualité... en bref, ce qu’il ou elle partage avec son autre amoureux, mais suis-je pourtant heureux si j’en fais de même ?


Dans un couple exclusif, cette sensation peut être moins présente, car la plupart du temps, l’activité que l’autre vit en dehors du couple est rarement exclusive à quelqu’un d’autre, si on a envie de la vivre et la partager également. J’imagine assez le cliché d’une personne sportive qui joue dans une équipe, son partenaire n’aime pas ce sport et lui laisse cette possibilité de vivre quelque chose qu’il aime en dehors du couple. « Tu sais... Je ne comprends pas qu’il aime le hockey sur glace... patiner en se tapant dessus alors qu’on crève de froid dans cette patinoire... non merci ! Je le laisse faire et je suis bien content(e) que ça lui fasse du bien ». Désolé du cliché, mais il est parlant. Imaginer être en couple avec quelqu’un qui adore randonner mais qu’il réserve cette activité à son ou sa meilleure pote... ce n’est pas super fun de se sentir exclu...


Dans une relation plurielle, il y a de nombreux sujets et de nombreux moments auxquels on aspire et qui sont partagés avec d’autres. Ce n’est pas toujours simple et quelque chose émerge pour moi particulièrement : C’est cet enthousiasme débordant qu’il ou elle vit en en parlant de l’autre qui réveille parfois en moi le désir d’accéder à cette légèreté, cette liberté et cette énergie.


La jalousie n’est que le reflet de nos manques et de nos peurs, elle s’installe lorsque l’on est confronté à nos propres blocages : Je n’y arrive pas parce que cette situation m’angoisse ou je n’y accède pas parce que les occasions ne se présentent pas.

C’est un peu cette sensation qui arrive quand l’un vit une grande et belle relation en dehors de la première. Si le premier partenaire est seul à ce moment-là, il peut certainement ressentir cette jalousie, car il n’a personne dans sa vie, qu’il se sent incapable d’aimer quelqu’un d’autre ou que sa timidité le bloque complètement lorsque l’opportunité se présente... Dans tous les cas : Je désire quelque chose et mon « moi », ma seule et unique personne, et/ou les circonstances m’empêchent d’y accéder.

...

Bon... alors comment faire ?

Voilà, voilà… ...

On se lève un matin en disant que la vie est belle et que la jalousie ne fera plus partie de notre vie ?


Après quelques essais, je doute que cette solution soit efficace et pérenne dans le temps, mais ça vaut peut-être le coup d’essayer !

Allez.... Sérieusement... on peut mettre fin à cela ?


Certainement que oui, mais cela passe inévitablement par l’accomplissement de Soi et un gros travail pour définir ce que l’on veut vraiment. Tout cela ne peut se faire que par l’expérimentation et les essais, les erreurs et les longues soirées de discussions... avec un partenaire, un ami ou avec soi-même.

Pour ma part, les difficultés que je peux parfois éprouver à accéder à quelque chose sont clairement exacerbées par la fatigue qui survient justement (comme par hasard) quand la relation se « tend » ou devient moins fluide.

Trouver une voie, un chemin ou une aspiration peut aider et nous permettre d’essayer en définissant de plus en plus clairement ce que l’on souhaite. J’ai pris l’option de dépasser cette jalousie issue de la peur et me faire confiance... Il y a encore du boulot mais je ne me décourage pas ! C’est cette voie que je souhaite partager : Celle de quelqu’un qui ne minimise pas, qui accueille aussi ses parts d’ombres et qui espère aider un peu sans avoir une formule magique toute prête !


A vous qui vivez cette sensation, ne soyez pas si dur envers vous-même... elle vous permettra de vous dépasser et vous accomplir, elle sera sans doute une blessure qui vous offrira l’opportunité de vous connaître mieux, de faire la paix avec vos peurs et ouvrira certainement des envies inconnues jusqu’a lors ! profitez-en pour découvrir, expérimenter et rencontrer de belles personnes. Le lien, les rencontres, l’instant présent si précieux vous tendent les bras. N’occultez pas ce que vit l’autre, il n’est qu’une source d’inspiration pour mieux vous définir !!


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