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  • Photo du rédacteurYann

Espoirs

Parfois, nous manquons d’énergie et notre Foi est ébranlée. Nos certitudes et cette zone de confort que l’on chérit tant se dissolvent dans un souffle trop rapide, trop bref, à l’occasion d’une situation nouvelle. Un amant, une nouvelle relation, un engagement auprès d’un partenaire ou l’envie de sexualité libre, éphémère.

Notre cher cerveau, notre aimable égo sont de sacrés joueurs ! A la recherche constante d’équilibre et de stabilité, le cerveau automatise le maximum d’actions pour ne pas trop consommer d’énergie, alors que, de l’autre côté, notre égo recherche sans cesse des possibilités d’améliorations, de stimulations, de nouveaux challenges et des problèmes à résoudre. Alors on va et vient dans ces deux extrêmes sans trop savoir comment faire pour apprendre en sérénité, éviter les zones déstabilisantes qui sont pourtant source d’apprentissage.

Apprendre en sérénité… si compliqué ! Alors on perd espoir, on ne se comprends plus… On ressent cette jalousie dont on ne veut plus, on voit les manques et les absences. On est tourné vers l’autre et ce qu’on nous enlève, ce qu’on nous retire. Une présence, lorsque ça ne va pas, une écoute bienveillante et douce, une caresse sacrée dans l’écoute du souffle, de la vibration, on espère cela, quelques minutes et rien ne va. On se dit qu’on n’y arrivera jamais, que c’est sans doute trop dur et on s’en veut parfois, souvent…

L’espoir de jours meilleurs, d’une situation qui évolue vers quelque chose de plus conscient et plus partagé. L’envie de cette vie idéale loin des pièges de l’égo…. Vain espoir ? L’espoir nait de la lumière du partage et d’une connexion profonde dans le Lien. Il n’y a pas d’autre énergie plus merveilleuse que celle du Lien, de la rencontre du monde de l’autre et de sa réalité. Cette énergie, si forte et si puissante, produit des coups de foudre, des histoires d’amour passionnées à chaque seconde pour celui qui sait écouter. Alors l’espoir, enfanté par le Lien, est d’une force incroyable et persistante. Il suffirait donc de revenir au Lien, à cette énergie première pour que tout s’apaise ?


Du Lien naît l’espoir, qui devient alors lui-même source de sérénité.


Nous sommes des dynamos et le mouvement nous offre l’énergie de Vie, l’énergie d’avancer et d’apprendre, de bousculer nos limites et d'abattre les barrières érigées contre nous. La sérénité se retrouve dans le silence, l’introspection ou l’immobilité. L’idée nait alors d’être serein dans le mouvement, et c’est cela qui est plus compliqué à gérer. En effet, le mouvement même de la Vie est insécurisant et déstabilisant. Comment faire alors pour l’aborder sous un angle différent pour qu’il puisse devenir serein et apaisant… ?

Une vague, symbole même du mouvement, est sans doute le meilleur parallèle que l’on puisse tracer. Rouleaux impétueux qui vont et viennent, sans cesse et sans répit. Terribles pour celui qui souhaite les affronter et entrer dans cet océan.

Comment être calme alors que des rouleaux d’eau salée s’abattent sur vous au rythme d’un souffle ?



Prendre de la distance et admirer ce spectacle merveilleux, reculer de quelques pas et ressentir cette force à nos pieds, embaumée de ses parfums d’embruns.

Inutile de penser que nous pouvons rester immobile devant ce spectacle et que c’est la clé de la sérénité. L’océan lui-même est soumis à la lune, et les marées qu’elle déclenche nous ramèneront toujours au milieu des rouleaux. A cet instant où la vague déferle, où elle prend son souffle pour nous écraser et nous emporter, assurons-nous d’être à bonne distance ou éloignons-nous un peu…

Le risque pour celui qui reste immobile est d’être écrasé. Le sage veille à garder ses distances, à se déplacer de quelques pas, pour voir la situation dans son ensemble, tout en appréciant ce spectacle merveilleux :




Ce mouvement né du souffle de l’immensité, le mouvement même de l’existence, de la Vie.


Photo: Anne-Françoise Vuilleumier


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