top of page
  • Photo du rédacteurYann

La Montagne

D’un pas bien décidé J’ai marché sur ses flancs inclinés Ses rocs et ses cailloux Sous mes pas sont partout Les arbres changent en marchant Ils deviennent autres en s’élevant Il n’y a bientôt plus de feuillus Plus de forêt dense et drue Arolles et sapins blancs Se dressent fiers et inspirants A cette altitude ils sont rois Et se présentent face à moi Comme les gardiens des portes De cette grandeur qui m’escorte Bientôt les portes ouvertes Très loin de la plaine verte Sur les rochers et les pierriers Ils gardent jalousement l’entrée Du désert, orphelin de verdure Qui semble parfois si froid, si dur Plus je monte, plus je m’élève Sentant mon sang devenir sève Plus je m’élève, plus je deviens léger Au cœur de cette immensité


Le sommet approchant, comme un but

Il ne reste que la matière brute

Désert de rocs et de pierre

Invite à la contemplation, la prière

Taillé par les années et l’érosion

La nature travaillant avec Passion

Je marche patiemment

Je marche lentement

Main dans la main avec mon guide

Ancienne âme, ancien druide

Seul, avec lui, en connexion

Je vis l’instant en communion

Je pose mes pieds avec conscience

Pour m’élever au sommet avec patience

A cet endroit où le ciel et la terre ne font qu’un

Dans ce le lieu de rencontre avec le divin

Avec notre entité, notre moi supérieur

Nous le rencontrons avec ferveur

Peu importe ce qu’on est venu chercher,

A cet endroit on l’a trouvé

Je redescends maintenant dans la plaine

Dans la Vie, à présent je me promène

Comme une nouvelle naissance

Encore une, sans méfiance

Comme l’âme qui s’est incarnée

Il y a de cela des années

Lors de notre rencontre avec le jour

Qui s’est faite sans détour

Je vois alors cet enfant qui joue dans la nature

Qui embrasse la Vie, sans blessures

Peut-être devrais-je le rencontrer

Pour qu’il puisse m’apprendre à lâcher

Je fais le souhait d’être un enfant marcheur

Qui vibre dans la joie et le bonheur

Au milieu de la nature et de cette montagne

Pour enfin me connecter à mon âme

A cette partie de moi qui brille comme l’étoile

Au milieu de la Vie, qui se dévoile

Qui fait de nous de petits marcheurs

Gravissant et escaladant sans peur

A la rencontre du ciel et de la terre

Abandonnons-nous dans la prière

Dans ce lieu, but de tous les Pèlerins

A la connexion entre le féminin et le masculin

Nous nous retrouverons alors

Comme enfin sortis, enfin dehors

Ayant traversé avec joie ce parcours

Dans la plus haute vibration de l’Amour.

20 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Commentaires


bottom of page