
La Montagne
D’un pas bien décidé
J’ai marché sur ses flancs inclinés
Ses rocs et ses cailloux
Sous mes pas sont partout
Les arbres changent en marchant
Ils deviennent autres en s’élevant
Il n’y a bientôt plus de feuillus
Plus de forêt dense et drue
Arolles et sapins blancs
Se dressent fiers et inspirants
A cette altitude ils sont rois
Et se présentent face à moi
Comme les gardiens des portes
De cette grandeur qui m’escorte
Bientôt les portes ouvertes
Très loin de la plaine verte
Sur les rochers et les pierriers
Ils gardent jalousement l’entrée
Du désert, orphelin de verdure
Qui semble parfois si froid, si dur
Plus je monte, plus je m’élève
Sentant mon sang devenir sève
Plus je m’élève, plus je deviens léger
Au cœur de cette immensité
Le sommet approchant, comme un but
Il ne reste que la matière brute
Désert de rocs et de pierre
Invite à la contemplation, la prière
Taillé par les années et l’érosion
La nature travaillant avec Passion
Je marche patiemment
Je marche lentement
Main dans la main avec mon guide
Ancienne âme, ancien druide
Seul, avec lui, en connexion
Je vis l’instant en communion
Je pose mes pieds avec conscience
Pour m’élever au sommet avec patience
A cet endroit où le ciel et la terre ne font qu’un
Dans ce le lieu de rencontre avec le divin
Avec notre entité, notre moi supérieur
Nous le rencontrons avec ferveur
Peu importe ce qu’on est venu chercher,
A cet endroit on l’a trouvé
Je redescends maintenant dans la plaine
Dans la Vie, à présent je me promène
Comme une nouvelle naissance
Encore une, sans méfiance
Comme l’âme qui s’est incarnée
Il y a de cela des années
Lors de notre rencontre avec le jour
Qui s’est faite sans détour
Je vois alors cet enfant qui joue dans la nature
Qui embrasse la Vie, sans blessures
Peut-être devrais-je le rencontrer
Pour qu’il puisse m’apprendre à lâcher
Je fais le souhait d’être un enfant marcheur
Qui vibre dans la joie et le bonheur
Au milieu de la nature et de cette montagne
Pour enfin me connecter à mon âme
A cette partie de moi qui brille comme l’étoile
Au milieu de la Vie, qui se dévoile
Qui fait de nous de petits marcheurs
Gravissant et escaladant sans peur
A la rencontre du ciel et de la terre
Abandonnons-nous dans la prière
Dans ce lieu, but de tous les Pèlerins
A la connexion entre le féminin et le masculin
Nous nous retrouverons alors
Comme enfin sortis, enfin dehors
Ayant traversé avec joie ce parcours
Dans la plus haute vibration de l’Amour.